2017/06/06 - Le Relent de l'Hydre de Lerne

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2017/06/06 - Le Relent de l'Hydre de Lerne

Message par Arya le Dim 18 Juin - 18:30

Il était des analogies plus qu'audacieuses. Voire incertaines, ou même abracadabrantesques, pour ne pas dire rocambolesques. De symboles en métaphores, les jeux étaient multiples, s'amusant comme le vent. Egarement. Poésie. Oubli. Evasion... Air ou éther ?
Il y avait toujours une part de vérité derrière les mythes et les légendes. Mais plus que tout, ils transpiraient de la nature même de l'Homme.

Certains raccourcis étaient dangereux, et il était facile de se méprendre, de tomber dans la caricature.
Du réel à une réelle cacophonie. "Ô capitaine ! Mon capitaine !"

Venez tous vous éclairer et vous blottir à la lumière de leurs âmes d'or, ne craignez pas la rouille.
Ni même la peste. Le métal n'en a que faire. Et priez, si le cœur vous le commande. Le cœur de Mars, lui, vous entend et vous répond. Son âme, son noyau, est de Ferveur. Et le Karma est son sang, son Eau Précieuse.

MMEMO, l'esprit, lui, ne sait plus et continue, pourtant il sait et ne continue plus.
Il se perd et se dilue à chaque étage, pour mieux revivre encore de tous nos rêves. D'air et d'éther.

Après le Sang des Rois, voici venu le venin de l'industrie.
"Derrière la fleur, le serpent", disait Lady MacBeth. Hérétique ou imposteur ?

Xiu'li, Loki de notre perte à tous, de toute ta folie, ce pléonasme d'inconscience, je sais que tu m'entends.
Science sans conscience est ruine de l'âme. De l'ignorance d'un charlatan. Des Illusions d'un gourou. De la traîtrise d'un frère. Qu'importe. Au sein du bunker sœur, "le Roi marche à nouveau". Une sœur ancienne et des plus sages. Souviens-toi. La musique adoucit tant. Le progrès ne s'arrête pas, il se contrôle. La dague dans une main, le sceptre dans l'autre.
Lions et Dragons dans les veines.

Tout se dégrade en ce monde. Tout est dégradé, abandonné. Des bunkers père à Natscha. Des champs de morts de Necropolia jusqu'au Shamballa du 25ème souverain.
Le Valhalla n'est plus que morgue. Inerte. Nécrosé. König, tu retrouveras une Dame de Cœur, comme Laufer, ton Valet, elle l'a méritée. Et Alice s'en ira au pays des merveilles du huis-clos de notre Enfer, s'abreuvant de nectar et des eaux du Léthé. Rognant la haine.
Envolez-vous petites sirènes. Suivez le lapin blanc. Les loups dévorent les faibles et les trainards, et les vautours s'occupent des restes.

Ô Lev, corbeau de nos tourments, es-tu aigle noir ou albatros ? Un cygne de ténèbres peut-être...
Pleurez douces colombes, et que les canards continuent de boiter.

Il n'y a pas de règne de terreur pour un cœur d'Azur.
De Jester, je n'avais que faire. Le coeur serré par les âmes de Steph, Shuyin, Winthrop et Kilya, je me tenais devant le bunker du Putride.

Je n'avais jusque-là croisé la route d'aucuns Putrefacteurs. Bien à eux. Ma Fleshcrusher, mon Epée du Dragon, ma Lance et le Baiser de l'Infirmière restaient paisibles. Respectueusement, j'avais laissé mes fioles Justinienne dans le fourgon.
Histoire non plus de ne pas être trop dépaysée ni de faire tâche dans le décor, j'avais également pris un crochet de boucher avec moi. On a vu mieux comme mimétisme, mais au moins je ne perdais pas mon noir sens de l'humour; la peur en était verte. Qu'elle s'y tienne.

Je n'avais pas choisi le Relent de l'Hydre de Lerne par hasard.
Non que je raffolais d'une septicémie martienne aggravée, d'autant qu'elle était coton celle-là et bien dégueu. C'était simplement l'épineuse étiquette d'une sombre rose des vents. Celle d'une Harpie peut-être. Bien céruléenne alors, et à point.

Ce Williwan infecté ne soufflait pas bien plus fort que ses cousins le Manducateur et les Dures Branches de Yaxche, à peine moins que la Peur des Eventails Funèbres ou que le Froid Regard de la Stèle 37, néanmoins il était bien plus coriace, moins insidieux mais chargé d'une telle toxicité.
L'épiderme pouvait en cloquer et les gencives saigner. Pour les moins aguerris, la mort dans d'atroces souffrances pouvait même survenir, la peau s'épluchant douloureusement et le sang coulant de partout.

Mmmh... il n'allait pas s'agir quand même de mettre trop Ohkt en appétit.
Je jouais à un jeu dangereux là. Très dangereux. J'avais peut-être abusé d'onction céruléenne pour le coup.

J'ignorais combien de temps j'allais pouvoir tenir. Et si j'allais avoir le temps, ainsi que l'opportunité surtout, d'atteindre les fioles avant que les équipes médicales de la Firme, aussi décérébrées et conditionnées soient-elles, ne me prennent en charge. La Martienne était bien ici une assurance aussi indispensable que nécessaire.
Je verrai bien de toute façon, il fallait surtout me concentrer sur l'instant présent.

Etait-il là ? Ou dans sa forteresse ? En chasse peut-être ?
Je me tenais juste en face du sas. Plus très loin.

Je me souvenais de ce rêve étrange que j'avais fait lors de ma toute première introspection avec les vents. Le Porteur d'Espoir en l'occurrence.
Je me souvenais d'Ojal. D'Ohkt. Et de ce spectre d'azur aussi. Ma mère peut-être ?

Songe ?..... ou prémonition ?

Avec une profonde sérénité, je joignais les paumes de mes mains au niveau du troisième œil, puis, le visage incliné et les yeux fermés, les descendais doucement devant le chakra du cœur.

"Namasté, Ohkt, Hydre Divine et Père des Nécro-combattants", pensais-je en mon for intérieur et de toute mon âme.

L'acide et brûlante chorégraphie de Lerne pouvait commencer, et la sombre et suave sirène danser respectueusement dans de froides et ténébreuses abysses avec le requin blanc.

https://www.youtube.com/watch?v=lCypfUYTye8


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Re: 2017/06/06 - Le Relent de l'Hydre de Lerne

Message par Arya le Dim 18 Juin - 18:31

Assise en position du lotus à une dizaine de mètres en face du sas du Putride, malgré mon sens du toucher considérablement amoindri, je percevais déjà la froidure sur ma peau, tel un céruléen signal de douleur... Cela ne devait pas être beau à voir, d'autant que je commençais à récolter sur ma langue épineuse un liquide tiède et sans saveur.
Je devais trop communier là... ça allait un peu vite à mon goût; du moins ce qu'il en restait, plaisantais-je.

Il allait être difficile de maintenir la concentration. L'épreuve se révélait, pour l'heure, et ce malgré mes innombrables entrainements au Marsball et infiltrations nanotechnologiques, au-dessus de mes moyens. Il allait me falloir encore progresser.
Tant qu'Ohkt ne pointait pas sa carcasse fripée, je ne m'en sortais pas trop mal. Qu'il reste là où il est, c'est bien.

J'essayais de ne faire qu'un avec l'endroit, d'entrer en résonance avec l'air infecté par le Relent de l'Hydre.
L'entreprise s'avérait périlleuse. Je discernais clairement l'étau Karmique. De part et d'autre.

Je ne ressentais pourtant pas la douleur physique, seulement des éclairs glacials, mais mon esprit souffrait bien le martyr.
J'étais finalement sur la bonne voie, il fallait que je persévère. Tant qu'on m'en laissait la possibilité. Je tâchais d'évacuer mes pensées, de me libérer de toute attache.

Le Pourpre était là... oppressant. Instable. Mordant et agressif. Esclave. Aveuglé. Fidèle à lui-même.
Mes yeux étaient fermés, mais je pouvais le voir, observer ses fluctuations nerveuses et chaotiques. Comme de la lave en fusion. Comme le Soleil.

Aïe ! C'est que ça brûle !
Mon esprit bouillonnait. Le face-à-face Karmique opérait dans mon crâne. Et je devais avoir la peau dans un tel état. Par réflexe, j'actionnais les soins de ma cuirasse. Ma colonne se raidit d'un coup, tout comme ma nuque, les injections s'apparentaient à de fines stalagmites tandis que les fluides se répandaient dans tout le corps. Je ne sentais presque rien, mais j'entendais leur parcours, comme un écho bleuté. Je le comprenais.

Le lien, lui, en revanche avait été rompu.
Une fine pellicule Karmique semblait envelopper ma peau et mon esprit, et couper le contact avec le Pourpre ambiant. L'instinct de survie reprenait naturellement ses droits. J'éprouvais malgré tout un malaise. Comme une offrande sur un champ de tortures. Une brebis égarée dans un océan de misères.

Je haussais le regard et contemplais autour de moi le paysage de dunes et de bâtiments.
Finalement, la concession d'Ohkt était bien semblable à toutes les autres.

La Caste Couturière pouvait-elle refermer la cicatrice ? L'entretenir ? Ou tout au moins la désinfecter...
Du Ying et du Yang. Mrpingouin, porteur de l'Enfant... De Baldur à Mithra, il n'y a qu'un pas. Celui crucifié de König par les plus traîtres des Dvergr sur sa croix, et sacralisé au firmament de la sororité par l'Hermétique Azurin des trois sorciers souverains... Elvis, prend ta guitare, et dilue la haine, "le Roi marche à nouveau."

Et toi, Alexander MacLockhart, reviens-nous. Comme le progrès, la puissance sans maîtrise n'est rien. Sans contrôle.
Sans Chardon. Ni les épines de la Rose et la crinière des Trois Lions. Les écailles du Dragon Blanc peut-être. Ou même, au son de la Harpe Celtique et d'un souffle du Dragon Rouge.

https://www.youtube.com/watch?v=HBQLGD8AH_c


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Re: 2017/06/06 - Le Relent de l'Hydre de Lerne

Message par Arya le Dim 18 Juin - 18:31

Siegfried, plonge-toi dans un bain d'onction céruléenne. Ne crois pas les fables d'un triste nihilisme obscurantiste. Ton seul point faible sera la traitreuse main du 37 posée sur ton cou.
Et toi Antaxoce, empoigne l'épée du Dragon et resserre la ceinture du Vieux-Lion. Renoue avec les branches sacrées, elles t'ont tendu la main, il faut les apaiser. En terres étrangères, parler la langue est autant une marque de respect qu'une porte ouverte vers la compréhension et la sérénité. Une marche.
Yaxche prolonge ses racines dans une sombre rivalité aussi belliqueuse qu'obsolète. Elle n'a plus cours, et pourtant dans le chaotique dédale du temps et des échos de MMEMO, elle perdure.... jusqu'à nous. Il te faut juste monter de quelques étages. Vers Yggdrasil. Et pleurer Irminsul dans ce massacre souterrain, là où le sang de son peuple troglodyte nourrit autant sa grandeur que ses vergetures.

Le Pourpre est partout. Il nous encercle. Et, de son fouet, nous lacère, jusqu'à l'âme de la Rouge.
Il dégrade tout. Dénature tout. Il est violence et corrosion. Il ne peut voir.

Jusque dans les entrailles de la Muse d'Or.
Bauer est parti et attend, tout comme Souther, quand Goat Skull Visor reste aux aguets. Heimdall, l'Ase Blanc, le plus proche des hommes, est bien un Cardinalat, Ange déchu de la Lumière.

Tout comme Forseti, fils maudit du Procureur. Nemesis et les Erinyes, elles, le savent bien.
La Cuirasse Stellaire aujourd'hui s'est parée de Pourpre. Et Breizhteam, dans ce monde de mensonges et de manipulations, tel Robinson Crusoé, buvant tranquillement son chouchen sur l'île des désespérés... Tout ne l'est pas tant que ça.
Où sont les Guides ? Suivez la Lumière, évitez le rayon de la perdition, et recevez le Soleil. De Jour, comme de Nuit. Jusqu'aux plus sacrées et profondes racines. Là où Yaxche et MMEMO ne forment qu'Un. Et abreuvons, par le Pentagramme, l'Arbre de Vie de la Lumière Divine.

Et vous, fils Azurins d'Ohktavion, êtes vous brûlures pour votre Dieu ? Baumes ? Certainement pas pommades.
Percevez-vous les vibrations de vos âmes ? Erispoe, as-tu retrouvé Mjöllnir ? Ton Père craint ton Roi, sais-tu pourquoi ?
Rassure-le. Rassure-toi. Niddhög n'est pas ce qu'on croit. Et Fafnir, lui, tel Smaug, dans le coeur des hommes, périra. Au pied du trône. Arthur. Lancelot. A-t-on retrouvé le Sang des Rois ? L'écho tellurique des dragons... Buvez, comme de la Liqueur, l'eau tumultueuse des Elivagar.

Combien faudra-t-il, tués par leur frère aveugle, que tombent de Baldur en Enfer ?
Es-tu orphelin mon frère ? Mon enfant ? Ils sont venus pour toi tu sais. Hybryd, laisse enfin entrer la Lumière, dresse la hyène et le serpent, délaisse en toi le chaton, et redresse-toi fièrement comme le Lion. Ta crinière est d'or, comme votre âme à chacun. L'aigle et le corbeau nous regardent.
Il y a un gouffre entre vouloir la guerre et la préparer. Seuls les lâches et les fourbes peuvent confondre. Dans la cour du palais, Loki n'est jamais très loin, ne baisse pas la garde.

Et méfie-toi, Mrpingouin, porteur de l'Enfant des Grands Anciens, Mimir a fini la tête tranchée et Phobos brise de son ombre les Boucliers du Dogme.
Honore le plus royal des Azurs, et continue de boire à la Source de Sagesse. Es-tu donc en train de lui recoudre son cou ?

Le Ragnarök viendra bien. Omniscient, Odin s'y prépare.
Blackrebel, tu as été un remarquable Huitzilopochtli, un noble représentant. Et toi Wotan, je sais que tu es digne de ce que ton nom représente. Reposes-tu au Mausolée des Guerriers ?
Ojal Panduraga brille, par ManiBhairayan, sur votre Karma. Honorez VajraBhairava !

Mrpingouin, Erispoe, Blackrebel, Wotan, la sombre tablette d'obsidienne de l'art du combat, par votre Karma, résonne jusqu'au Bunker Soeur.
Quand l'Aspiration se lève, le troisième oeil d'Ojal resplendit sur les dunes, et les Gelugpa vous observent. Pour le Roi sacré. Il faut ouvrir un chemin, balayer les nuages. Vers la Lumière.
Hybryd est déjà sur le pont; Breizhteam, le Cardinalat du Pentagramme et de la Cuirasse Stellaire, à ses côtés.

Vanir qui pèse sur mon âme. Freyr, entend-moi.
Veigrec, protège-nous des machines, libère-toi de l'industrie. Affranchis-toi du Feu corrompu du 37, et abreuve, Azurin de Muluc, l'Arbre de Vie de ton Eau Précieuse.

Quant à toi Nevrax, un Cardinalat saura-t-il distraire le Roi ?
Lui ramener le sourire peut-être.

Faudra-t-il laisser un apprenti sorcier briser la période synodique ? Pour partir ? Vers Alpha Lyrae, aveuglé par ambition comme un pro-BOSS ?
Nécro-combattants, pourquoi buvez-vous de la Liqueur ? Si l'humanité vous dégoute tant, faut-il porter la guerre sur d'autres planètes ? Les 37, eux, cherchent dans la fuite l'Illumination.

Les Initiés le savent, les Ténèbres viendront. De la Terre soumise.
Tous, côte-à-côte nous combattrons pour le premier assaut. Et si après, 37, vous voulez fuir comme des lâches pour vous noyer dans une béatitude aveugle, faites comme les MC Hellish, enfourchez une machine, et partez, mais ne sciez pas la branche sur laquelle nous reposons tous. Affranchissez-vous de vos chaînes, libérez-vous de la folie aveugle.

Les filles de Reines n'usent pas de manigances politiciennes, elles ne manipulent pas, ne négocient pas. Encore moins avec les traîtres, fussent-ils gourou et charlatan. On est loyal à un idéal, ou on ne l'est pas. Les faibles transigent. Les rusés et les opportunistes aussi.
"Ô capitaine ! Mon capitaine !"

https://www.youtube.com/watch?v=3EzQcdYWc_o
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